Blog d'un monde en ruines



La CNIL s’exprime sur la nouvelle loi Informatique et Libertés

Le jeudi 22 juillet 2004

La CNIL, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés, a publié un communiqué se défendant d’avoir renié son rôle de protection de l’internaute. Ainsi, selon la CNIL, “cette refonte de la loi informatique et libertés ne constitue, en aucune façon, une régression dans la protection des données”.

Voici les trois points que la CNIL a absolument tenu à préciser afin de clarifier certaines idées :

1. S’agissant de la création des fichiers de police, la nouvelle procédure prévue par la loi, qui figurait dans le texte initial présenté en 2002, ne requiert plus, comme c’est le cas actuellement, un avis favorable de la CNIL mais prévoit cependant la nécessité d’obtenir un avis motivé de la CNIL, avis qui devra en outre être publié. Le contrôle de la CNIL sur ces fichiers est donc maintenu ; il doit en outre être rappelé que la CNIL dans le cadre de l’exercice du droit d’accès indirect aux fichiers de police effectue un contrôle continu sur ces fichiers, effectuant chaque année près de 2000 vérifications.

2. La nouvelle loi informatique et libertés prévoit, et c’est une nouveauté, l’instauration possible de correspondants à la protection des données dans les entreprises ou les collectivités locales. Ce mécanisme qui est prévu par la directive européenne, existe déjà dans plusieurs pays tels que la Suède, les Pays Bas et surtout l’Allemagne et a pour objectif principal d’améliorer la diffusion d’une culture de la protection des données personnelles.

Les organismes qui auront ainsi désigné un correspondant et l’auront notifié à la CNIL, seront dispensés de formalités uniquement pour les fichiers peu sensibles, soumis simplement à déclaration. Bien entendu, ils devront demander une autorisation à la CNIL pour tous les traitements « sensibles » .

Le correspondant, qui devra bénéficier des qualifications requises pour exercer ses missions et assurer celles-ci d’une manière indépendante -selon les termes mêmes de la loi- ne pourra faire l’objet d’aucune sanction de la part de l’employeur. La CNIL pourra exiger qu’il soit déchargé de ses fonctions, « en cas de manquement constaté à ses devoirs », le premier de ces devoirs étant de tenir une liste des traitements informatiques des données personnelles effectués dans l’organisme.

3. Contrairement à ce qui a pu là aussi être prétendu, la loi récemment votée n’admet le principe de fichiers privés d’infractions que pour ceux concernant le téléchargement illicite de musique et de films sur Internet, mais ces fichiers devront expressément être autorisés par la CNIL. Autrement dit la CNIL aura tout pouvoir dans ce domaine.

La CNIL se défend donc d’autoriser certains abus, ce qui sera vérifiable d’ici les prochaines semaines de toute façon. Selon la Commission, les règles de protection des données et les droits des personnes n’ont pas changé, seules les procédures sont différentes.

A noter en fin de communiqué l’agacement de la CNIL :“ Les questions de protection des données, parce qu’elles touchent à la vie privée et aux libertés individuelles, sont trop importantes pour être débattues sur la base de fausses informations ou de fantasmes”.

Merci PC INpact pour cette news, je suis désolé, c’est les vacances et j’ai beacoup de travail et très peu de temps.

Voir en ligne : source PC INpact.

imprimer cet article envoyez cette brève à vos amis


Forum de ce bout de blog





Retour sommaire